Il y a quelques années déjà, j’ai été contactée par une Professeur Principale pour intervenir dans une classe de 5ème.
Cette classe était composée de 8 garçons et de 8 filles de 14 à 15 ans, qui normalement auraient du redoublé la 6ème mais dont les parents s’étaient opposés au redoublement.
Ces élèves étaient d’un milieu plutôt défavorisé, et de nationalités très variées.
La demande de la part du Professeur Principal était de voir si la sophrologie caycédienne pouvait aider ses élèves à se concentrer sur leur travail, à améliorer leurs résultats scolaires et aussi à diminuer la grande violence entre eux et avec les professeurs.
Ses élèves avaient tous des notes en dessous de la moyenne et ceci dans toutes les matières.
Avec le Professeur Principal, nous avons décidé, que pendant un peu plus d’un trimestre, chaque semaine une séance de sophrologie caycédiennne de 50 mn serait dispensée , ce qui a permis un entraînement de sophrologie caycédienne pendant 14 séances.
Je me rappellerai toujours de la première séance.
« madame, est-ce que cela va être noter ? » « Bien sûr que non ». Et nous commençâmes.
Assis confortablement sur leur chaise, je leur demande de fermer les yeux, moi aussi je le fais pour leur donner l’exemple, et commence à leur demander de relâcher les muscles du visage et de la tête. J’ouvre les yeux, et vois les garçons en train de se battre et les filles marcher sur les tables, se pavanant avec leurs écharpes. Quelle surprise, je ne m’attendais pas à ce spectacle.
Je devais capter leur attention, comment faire ? Je leur ai posé la question suivante :
« où vont ils passer toute leur vie ? ». Plein de réponses fusent, et un asiatique lève le doigt et répond : « madame, dans notre corps ». Les élèves sont surpris par cette réponse, commencent à s’investir dans ces séances.
Nous continuons la séance debout, ils avaient besoin de bouger, de libérer en eux toutes les tensions, la violence qui les habitaient.
Pendant tout cet entraînement 2 filles n’ont absolument pas voulu y participer. Elles sont rester à leur place, dans le silence.